Stéphanie WEST

 Scénariste

 

 


 Stéphanie WEST

Enseignante de profession, j'aspire à de nouvelles orientations professionnelles.
L'écriture , le cinéma et la télévision sont mes passions.
J'ai réussi à concilier les trois en écrivant des scénarii
de courts-métrages,
longs-métrages et de séries.

Actuellement, je me tourne également vers l’écriture
de romans et de nouvelles.
Ecrire est une véritable bouffée d'oxygène pour moi.

 Expérience professionnelle

 2008 : écriture d’une série au format 26 minutes. Actuellement
en recherche d’un diffuseur.

2008 : écriture de mon premier roman
« Les déboires de Juliette »

2008 : écriture d’un recueil
de nouvelles
« Les chroniques de Plaisance »

 2007 : écriture d’un court métrage
« Pas de fumée sans feu »
sélectionné par la chaîne
13ème rue pour être tourné au Salon du Cinéma 2008 à Paris.

2007 : co-écriture d’un court métrage « La vie de Sam » qui est actuellement en recherche d’une maison de production.

2007 : écriture d’une Bible pour un feuilleton télévisé
mêlant espionnage industriel et complot politique
 (deux premiers épisodes écrits
en continuité dialoguée).

   2006 : écriture d’un long métrage «  Non-dits » (drame).

 2005 : écriture d’un long métrage « Soupçons »
(thriller noir) 

  

DIPLOMES

   Juin 2001  CAPE ( diplôme de professeur des Ecoles )

      Septembre 2000  Licence d’histoire-géographie

      Septembre 1999 DEUG d’histoire géographie

      Juin 1997   Baccalauréat littéraire
 

 DIVERS

 Langues : anglais 
 allemand notion

   Loisirs : lecture - sport

 

Scénario

Soupçons

Un Thriller noir pour Film

Synopsis

Soupçons  est un scénario qui allie deux genres : le thriller et le drame. Une histoire d’amour est également présente en toile de fond. Ce double genre respecte l’homogénéité de chacun d’entre eux et parvient à aboutir à une logique de l’amalgame . 

Thriller, tout d’abord, car il y a une intrigue forte, du début à la fin, jouant sur la psychologie des personnages et tenant ainsi le spectateur en haleine jusqu’au dénouement final.

-  Un meurtre a lieu dès les premières minutes, suivi du viol de Pauline qui découvre son amie, assassinée. Cela pose immédiatement l’ambiance noire du film.

-  Une jeune fille disparaît mystérieusement. Rapidement, il apparaît que les deux affaires sont liées. Un suspect, ancien amant de Pauline et de cette jeune disparue, est rapidement arrêté. Il clame son innocence et crie au complot à son encontre.

-  Le tueur apprend la grossesse de Pauline. Il poursuit la jeune fille par des lettres très explicites sur ses intentions.

-  Julien Bordier, commissaire à la criminelle et en charge de l’enquête, a un passé trouble qu’il dissimule. Le fait qu’il cache qui il est réellement laisse douter le spectateur sur ses véritables intentions et amène un suspens supplémentaire.

-  Le scénario amène continuellement le spectateur à s’interroger sur la véritable identité du tueur. Finalement, qui qu’il soit, la découverte de son identité sera tragique pour Pauline. C’est dans cette dernière remarque que l’histoire d’amour présente en toile de fond, s’intègre aisément dans ce genre, appelé thriller. En effet,  il apparaît bien vite que Pauline semble être le mobile de toute l’affaire. Célibataire
au moment de son viol, elle ne l’a pas toujours été. En effet, son ancien amant n’est autre que Jérôme Pochier, principal suspect. Autour d’elle , Mathieu, son ami de toujours, semble très préoccupé par son bien-être et tente tant bien que mal de donner un nouveau tournant à leur histoire d’amitié. Il y a aussi Julien Bordier qui s’intéresse à elle. Son passé trouble laisse de véritables interrogations sur les véritables intentions qui l’amène à chercher à se lier plus que de raison à la jeune fille. Trois hommes sont présents autour d’elle, trois hommes dont les véritables intentions restent confuses jusqu'au dénouement final. Tiraillée entre ses sentiments et sa raison, choisira-t-elle la bonne personne ? Cette question amène un suspens supplémentaire à ce thriller , permettant ainsi à l’intrigue amoureuse de se mouvoir totalement dans le scénario.

 Drame, ensuite, car Pauline en vit un.

-  Violée par le tueur de sa meilleure amie, elle se retrouve enceinte de ce dernier. S’apercevant trop tardivement de son état, elle doit accepter de mener sa grossesse à terme et , ainsi, de donner la vie à l’enfant de son agresseur. Commence alors pour elle, un véritable combat, celui d’une femme qui se bat contre des sentiments plus que contradictoires où se mêlent l’instinct maternel et le dégoût, tout aussi instinctif, de porter l’enfant de son propre violeur. Six mois la séparent de son accouchement, six mois durant lesquels, le chemin sera long, très long, allant de l’enfer à une possible acceptation de sa situation. Aidée par une psychologue, Cécilia Murier, elle va apprendre à gérer et à comprendre ses sentiments, à la fois , terribles et contradictoires mêlant rejet et instinct maternel.

- Pauline doit aussi vivre avec la terrible angoisse que le tueur n’est pas arrêté. Plus l’enquête avance, plus elle se rend compte qu’il pourrait s’agir d’un homme proche d’elle. Elle doit vivre avec cette peur de ne pas connaître la vérité et entretient des soupçons sur son entourage.

 Les deux genres sont donc intimement liés tout au long du scénario et permettent ainsi à un hypothétique spectateur d’être doublement intéressé, tantôt par l’enquête, tantôt par l’histoire de Pauline et la relation avec les hommes qui l’entourent
(en particulier, le commissaire au passé trouble qui se rapproche de plus en plus d’elle au fur et à mesure de l’histoire).

Le scénario a , de ce fait, été entièrement construit sur un point de vue alterné des deux personnages principaux ( Julien et Pauline ). J’ai particulièrement fait attention à ne pas tomber dans le piège de porter plus mon attention, et donc mon écriture, sur un personnage au détriment de l’autre. L’alternance des deux genres et de chaque point de vue est totalement respectée avec un partage équitable au niveau des séquences. 

Malgré les deux genres prépondérants qui sont le thriller et le drame, j’ai néanmoins cherché à ne pas négliger les différents sentiments des personnages au détriment de l’enquête :

L’amitié . La meilleure amie de Pauline a été assassinée par son violeur. Elle ressent cela comme une blessure cruelle. Il lui reste un ami,  Mathieu Martinot, qui plac leur amitié comme quelque chose d’essentiel. Très inquiet pour Pauline, il ne cessera de vouloir la protéger par tous les moyens, au risque de l’étouffer.

- L’amour. Des hommes gravitent autour de Pauline : Mathieu, l’ami de toujours, qui cherche à se rapprocher d’elle . Julien Bordier, le commissaire, qui semble subjugué par la jeune fille et cherche, lui-aussi, à nouer une relation amoureuse avec elle. Il y a aussi Jérôme Pochier, suspect principal, de l’enquête et ancien amant de Pauline qui laisse planer un doute sur ses véritables intentions. Choisira-t-elle la bonne personne ?

L’amour maternel. Pauline se retrouve enceinte de son violeur. Des sentiments terribles et contradictoires s’emparent d’elles, mêlant le rejet à l’instinct maternel. Commence alors pour elle un long chemin dont la fin est son accouchement. Parviendra-t-elle à abandonner son enfant comme elle l’a décidé ?

- La colère. Pauline est en colère : contre son violeur qui lui fait vivre un enfer, contre la police qui n’arrive pas à le retrouver.

- La trahison. Lorsque Pauline découvrira la vérité, elle ressentira une terrible trahison.

- La jalousie. Julien et Mathieu gravitent autour de la jeune fille, tentant par tous les moyens de l’attirer à eux. Jaloux l’un de l’autre, ils tenteront d’éloigner l’autre, utilisant pour l’un d’entre eux des moyens peu recommandables. 

L’intrigue policière qui se déroule sur huit mois amène le public à s’interroger sans cesse. Les multiples rebondissements l’amènent à douter constamment jusqu’aux dernières minutes du film où le spectateur découvre un dénouement inattendu. Pauline est, quant à elle, piégée par son assassin. Il faudra attendre les secondes du film pour savoir si elle est vivante ou morte, ce qui ajoute un suspens supplémentaire à l’histoire.

Quatre nœuds dramatiques majeurs construisent l’histoire. Le dernier, inhabituel, permet d’amener un fin inattendue au spectateur dans une ambiance angoissante encore rehaussée par un climax inquiétant.

Des nœuds dramatiques mineurs sont présents dans chaque histoire personnelle des personnages. Ils pimentent de par leur nature ( intrigue liée à la vie de Julien et de ce qu’il cache, sentiments amoureux entre certains personnages, jalousie amoureuse ) le film et donnent une dimension plus dramatique au scénario. Ils permettent ainsi à un public large et varié d’apprécier l’histoire et de se retrouver dans certains des personnages.
(Déposé à la SACD)