« Cinéma Mortel »

Film Cinéma 125 mn  

Synopsis

Huit personnes s’inscrivent à un séjour d’une semaine dans les Gorges du Tarn par l’agence « Tourisme-Lozère » : 

Julia Costenza, vedette de cinéma de renommée mondiale actuellement aux Etats-Unis, et son amie
Roselyn Ashter, elle-même actrice de film érotique. 

Brice Rougier, producteur de cinéma français, auquel Julia Costenza désire présenter son amie.
Rougier sera accompagné de son épouse Elisabeth et de Régis Cudennec, son adjoint.

 Alexandra Grives, fille du célèbre écrivain français Georges Grives, accompagnée de Viviane Dosty,
sa meilleure amie. Alexandra devait se rendre dans les Gorges du Tarn avec son petit ami,
mais celui-ci est retenu à Bordeaux pour une affaire importante.

 Anthelme Benoit, d’origine camerounaise, est comptable à l’agence Tourisme-Lozère. Il voit le nom d’Alexandra
 Grives dans la liste des personnes ayant réservé ce séjour. Etant tombé amoureux de cette jeune femme après
 avoir vu sa photo dans un magazine, il décide immédiatement de s’inscrire.

 Clarisse Vernoux, responsable de la sécurité dans un grand hôtel de Berne.

  A Bordeaux, le petit ami d’Alexandra Grives regrette de ne pas pouvoir partir, et hésite à laisser tomber son affaire
en cours pour l’y rejoindre. 

Jeudi 13 juillet 2006

 A l’hôtel du Tarn, le dîner se termine, et les clients se rendent au feu d’artifice.

Le spectacle terminé, les touristes de l’agence « Tourisme-Lozère » décident de  finir la soirée ensemble.
Seuls Elisabeth Rougier, souffrante, et Anthelme Benoit, que personne n’a invité, restent à l’hôtel.

 Le lendemain, le commissaire Chavert, du commissariat de Mende, se rend en compagnie de son inspecteur
 Laspère Marauni à Sainte-Enimie où le corps sans vie d’une jeune femme a été découvert sur une petite plage,
 ses vêtements déchirés et sa culotte arrachée.

 Sur les lieux, les policiers découvrent le portefeuille de la victime. Il s’agit d’Alexandra  Grives. Ils retrouvent
 également une clé accrochée à une carte de « L’hôtel du Tarn – Sainte-Enimie ».

Ils rendent à l’hôtel où le directeur leur confirme qu’Alexandra Grives était bien descendue chez eux.

Sur les dix chambres de l’hôtel, huit ont été retenues par l’agence de voyage « Tourisme-Lozère »,
dont celle de mademoiselle Grives.

 Le commissaire interroge les clients de l’hôtel. Au cours des interrogatoires, il apprend quelques faits importants :

 Alexandra Grives n’était ni soucieuse, ni inquiète au cours de la soirée. Elle a été la première à demander
à rentrer, vers une heure du matin. Elle a laissé ses compagnons devant l’hôtel pour récupérer un livre dans
sa voiture. Mais Brice Rougier pense que ceci n’était qu’un prétexte pour un rendez-vous amoureux.

 Anthelme Benoît est très peu apprécié du personnel et des clients de l’hôtel.
 Il harcelait Alexandra Grives, au point qu’une altercation entre Régis Cudennec, le bras droit de Brice Rougier,
et Benoît avait eu lieu à ce sujet quelques jours auparavant.

Interrogé, Benoît n’a pas d’alibi. Il est resté dans sa chambre, et n’est même pas allé voir le feu d’artifice.
Mais il jure être innocent.

 Le rapport d’expertise révèle une mort par strangulation, à l’aide d’un tissu léger.
 Alexandra Grives s’est débattue avant de mourir, mais n’a pas été violée.
L’heure de la mort se situe en minuit et deux heures du matin.

Chavert et Marauni sont perplexes : les vêtements de la victime étaient déchirés, sa culotte arrachée, et pourtant
 elle n’a pas été violée.

 Ils interrogent Georges Grives venus organiser les obsèques de sa fille. En réponse à une question
du commissaire, il affirme que sa fille était très secrète, et que si elle avait un petit ami, il n’était pas au courant.
Il accepte que les policiers se rendent chez lui pour examiner les affaires de sa fille.

 Quelques jours plus tard, le « Journal du Soir » annonce que Viviane Dosty, l’amie  d’Alexandra Grives,
s’est suicidée.

 Chavert et Marauni se rendent à Veulettes-sur-Mer, dans la résidence de Georges Grives. Celui-ci leur parle de
sa fille, puis les policiers se rendent dans la chambre d’Alexandra. Ils découvrent dans un tiroir plusieurs cartes
 postales, dont l’une représente le relais-château de Sassetôt le Mauconduit, en Normandie, avec au dos
 l’inscription :
Avec tout mon amour

M.C. 15 juin 2006

 Georges Grives ne connait personne possédant ces initiales.

 Chavert fait le point sur son enquête. Il est maintenant persuadé que l’assassin est une personne de l’hôtel.
 Plusieurs suspects se détachent :

 Anthelme Benoit : il harcelait Alexandra au point que le directeur de l’hôtel l’avait menacé de l’obliger à quitter
 l’auberge s’il continuait, et il n’avait aucun alibi.

 Clarisse Vernoux : le fait que la culotte d’Alexandra ait été arrachée sans qu’elle soit violée pourrait s’expliquer
si l’assassin était une femme. Et Vernoux, responsable de la sécurité d’un grand hôtel, et ayant pratiqué
durant plusieurs années les arts martiaux, avait les capacités physiques requises, mais pas de mobile.

 Le petit ami d’Alexandra : il ne s’était toujours pas manifesté bien que la mort de sa maîtresse ait fait la une
des journaux. Et si la récupération du livre dans la voiture n’était qu’un prétexte pour un rendez-vous avec quelqu’un,
 comme le supposait Brice Rougier, « M.C. » pouvait être cette personne.

Une semaine plus tard, Alessandro Mancini, chef du « gang des casinos » incarcéré à Lannemezan, reçoit la visite
 de son frère Flavio qui lui annonce qu’il a organisé un hold-up pour la fin de la semaine.

 De son côté, Régis Cudennec rend visite à Rougier, pour l’inviter à une soirée où seront présents la sœur
de Régis, Marietta, son mari Viktor Markovitch, et Alix Kerson, amie d’enfance d’Elisabeth Rougier.

 Avant de se rendre à la soirée de Cudennec, Rougier, son épouse et son chauffeur passe à la banque au moment
 où un hold-up se déroule. Voulant s’interposer, le chauffeur meurt. Blessé à une jambe, Rougier réussit à tirer
en direction des malfaiteurs, tuant Flavio Mancini, mais aussi une cliente, Florence Legoff.

Le commissaire Vannier et l’inspecteur Minoteau, surnommé « Schwarzy », organisent une protection policière
au cas où Alessandro Mancini chercherait à venger son frère.

 Le lendemain, un homme écoute attentivement les informations, où une journaliste explique comment Brice Rougier
 a fait échouer un hold-up.

Puis l’homme baisse les yeux vers une lettre posée sur ses genoux, et prend une décision : il ne peut pas laisser
ce crime impuni.

Trois semaines ont passé depuis le hold-up.

Au cours d’un dîner, Brice Rougier annonce à Cudennec, Marietta et Viktor Markovitch, et à Alix Kerson que
le tournage de son prochain fils débutera dans quelques jours à Saint-Tropez. En tête de distribution se trouvera
Julia Costenza. Le casting débutera trois jours plus tard, auquel se présentera  Roselyn Ashter, l’amie de Julia.

 Au cours de la soirée, Alix Kerson, qui est la maîtresse de Viktor Markovitch, craint de s’être trahie auprès
 d’Elisabeth Rougier. Or, celle-ci n’accepterait jamais cet écart.

Alix ne veut plus de cette aventure secrète, et décide de poser un ultimatum à Viktor dès qu’elle le pourra :
soit il divorce de Marietta, soit leur aventure s’arrêtera là.

 Le commissaire Vannier décide de suspendre la protection policière des Rougier à la fin de la semaine, estimant
 que si Alessandro Mancini avait voulu venger son frère, il aurait déjà tenté quelque chose.

 C’est le casting du nouveau film de Rougier. Julia Costenza affirme à son amie Roselyn que tout s’est bien passé,
 et que Rougier la prendra dans son film. Elles s’installent à Montpellier pour le temps du tournage.

De son côté, Brice Rougier annonce à l’inspecteur Minoteau qu’il part quelques jours pour le début de la production,
 et lui demande d’arrêter immédiatement la protection policière, lui prouvant que cela nuirait au tournage.

 Alix Kerson pose son ultimatum à Viktor. Lorsqu’elle lui en donne la raison, à savoir qu’Elisabeth s’est peut-être
 rendue compte de leur liaison, Viktor lui rétorque de ne pas s’inquiéter, que de toute façon il trouvera une solution.

 Début du tournage. Un soir, alors que Brice et Elisabeth Rougier, Régis Cudennec, Alix Kerson, Marietta et Viktor
 Markovitch sont au restaurant, Elisabeth Rougier surprend, dans les toilettes, Alix et Viktor s’embrassant.

Elle remonte, décomposée, au restaurant, poursuivie par Alix, vers laquelle elle lance :
 « Laisse-moi, Alix ! ». Le serveur, relève la tête. Ayant compris « Laisse-moi, Alex »,
 il est surprit de voir apparaître une femme, suivie peu après par un homme nettement embarrassé.

 Deux jours plus tard, Elisabeth Rougier se fait violer à son domicile, sous les yeux de son mari.

Avant de commettre son forfait, l’homme, masqué, dit à Rougier : « Tu n’aurais pas dû, Rougier ! », puis répète
 cette même phrase après le viol.

Il assomme ensuite Brice Rougier.

A son réveil, celui-ci constate que sa femme est morte.

 A leur arrivée, le commissaire Vannier et l’inspecteur Minoteau découvrent Elisabeth Rougier allongée sur son lit,
 sa chemise de nuit en soie remontée sur son visage, laissant à découvert son intimité. Sur son torse, une carte
 rédigée avec des lettres découpées dans un journal : « Vengeance ».

Rougier leur révèle que l’homme était masqué, et qu’il n’a pas reconnu la voix. Il portait des gants de conduite
en peau, apparemment féminins.

Il leur avoue avoir reçue une lettre de menace la veille, façonnée également avec des journaux, et indiquant :
« TU VAS PAYER, ROUGIER ! ». 

La presse s’empare de l’affaire, annonçant que la femme du célèbre producteur a été assassinée alors que les
 autorités avaient retiré la protection policière dont bénéficiait la famille Rougier après la mort de Flavio Mancini,
et que le mot « Vengeance » signait pratiquement les aveux de son frère, Alessandro.

 Le rapport d’autopsie révèle que madame Rougier a été tuée après avoir été violée.
 Il précise que des traces de sperme ont été découvertes sur le lit, et que le meurtre n’a pas été perpétré à mains
 nues, des traces de peau de chevreau ayant été relevées sur le cou de la victime. Or, madame Rougier a été
 découverte avec sa chemise en soie sur le visage. Ceci implique que la chemise de nuit a été relevée après
le meurtre, laissant ainsi volontairement l’intimité de madame Rougier à la vue de tous.

Pour Vannier, l’utilisation de gants féminins, la mise en scène de la chemise de nuit relevée, jusqu’aux traces
de sperme laissées sur le lit, tout cela ne correspond pas à l’œuvre d’un tueur professionnel.

De plus, comme le lui dira plus tard Alessandro Mancini, si celui-ci avait voulu venger son frère, Brice Rougier serait
 déjà mort depuis longtemps, et de toute façon il ne se serait pas attaqué à sa femme.

 A Berne, Clarisse Vernoux apprend l’assassinat d’Elisabeth Rougier et s’interroge : trois personnes présentes lors
 du séjour à Sainte-Enimie sont mortes de mort violente : Alexandra Grives, Viviane Dosty qui s’était suicidée,
et maintenant Elisabeth Rougier. Y aurait-il un rapport ?

Le commissaire Chavert de Mende, ayant appris la mort de madame Rougier, fait le même raisonnement
et contacte Vannier pour convenir d’un rendez-vous le soir même, au cours duquel il révèle tout ce qu’il sait sur
le meurtre d’Alexandra Grives en juillet.

 A partir de ce moment, il y a une enquête conjointe, au cours de laquelle plusieurs suspects vont apparaître pour
le meurtre d’Elisabeth Rougier : Kevin Legoff, dont l’épouse a été tuée par Rougier lors du hold-up. 

Viktor Markovitch : Minoteau reçoit un appel du serveur du restaurant de Sainte-Maxime qui a reconnu la photo
 d’Elisabeth Rougier sur un journal. Celui-ci décrit Viktor comme l’homme embarrassé sorti des toilettes après
 Elisabeth et Alix. Les policiers considèrent que Viktor aurait pu tuer Elisabeth Rougier pour l’empêcher de tout
 révéler à sa femme Marietta.

Après interrogatoire, il affirme avoir été dans une chambre de d’hôtel avec Alix au moment du meurtre.
Les policiers montreront au gérant de l’hôtel une photo d’Alix et de Viktor, qui les reconnaîtra.

Il y aura également Anthelme Benoit, dont Chavert apprendra qu’il avait pris quelques jours de congés au moment
 de l’assassinat de madame Rougier. Benoît aurait pu la tuer pour une raison en rapport avec le meurtre de
 Sainte-Enimie. Mais Rougier n’a pas reconnu l’accent significatif des personnes de couleur.

 Lors de l’enterrement de madame Rougier, les commissaires Chavert et Vannier sont présents.
Après une discussion avec Julia et Roselyn, ils sont persuadés que les deux femmes leur cachent quelque chose.

Dans le même temps, un homme se présente à eux. Il s’agit d’un détective privé, Tanguy Dantès, qui dit avoir été
 engagé par Elisabeth Rougier, et qui désire avoir entretien avec les policiers.

 Au cours de l’entretien au SRPJ, Dantès sort un paquet de cigarillos, et en propose aux commissaires.

Il ne fume que des cigarillos cubains, des Monte-Cristo, les meilleurs, d’après lui.
Et avec son nom, Dantès, il ne pouvait pas fumer autre chose…

 Il les informe ensuite que madame Rougier l’avait engagé pour retrouver un certain Benjamin Brosselet, avec qui
 elle aurait eu une aventure sentimentale quelques mois auparavant, et qui, depuis, la faisait chanter pour ne pas
révéler son infidélité à son mari.

Pour le moment, Benjamin Brosselet reste introuvable. 

Roselyn Ashter reçoit un coup de fil qui l’inquiète. Elle décide d’en parler à Julia Costenza. 

Les policiers continuent de rechercher également « M.C. », mais personne dans l’entourage d’Alexandra Grives
ne possède un patronyme avec ces initiales.

Ils décident de retourner voir le détective pour lui demander si ces initiales lui disent quelque chose.
A l’expression de Dantès, Vannier croit soudain tenir quelque chose, mais Dantès répond simplement qu’il
a l’impression que ces lettres, « M » et « C » lui disent quelque chose. Il promet d’effectuer des recherches
 complémentaires. 

Roselyn Ashter manque de se faire renverser par une voiture, puis se fait assassiner dans son appartement
à Montpellier. 

Les policiers échafaudent alors des hypothèses sur le meurtre de madame Rougier : ou bien elle a été tuée
par le maître-chanteur,ou bien son meurtre a un rapport avec les décès d’Alexandra Grives, Viviane Dosty
et Roselyn Ashter.

Dès lors, ils décident de suivre deux pistes en priorité : identifier « M.C. », l’amant d’Alexandra Grives, qui n’a
 toujours pas donné signe de vie, et retrouver Benjamin Brosselet, ex-amant de madame Rougier et sans doute
 ordonnateur du chantage.

 Vannier et Minoteau se rendent chez Dantès pour lui demander s’il a du nouveau sur Brosselet. Ils lui présentent
 également la carte postale du château de Sassetôt le Mauconduit, au cas où l’écriture lui serait familière,
mais il ne la reconnait pas.

 En Suisse, Clarisse Vernoux apprend la mort de Roselyn Ashter. Cette fois, elle se décide : elle appelle
Julia Costenza, et lui dit qu’il faut absolument se rendre à la police pour expliquer ce qui s’est réellement passé
à Sainte-Enimie.
Julia accepte, et toutes deux se donnent rendez-vous le lendemain au SRPJ de Montpellier. Puis Vernoux décide
 d’appeler Minoteau au SRPJ pour les prévenir de son arrivée. Elle indique qu’elle sera accompagnée mais ne cite
 pas de nom.

 Le lendemain, Clarisse Vernoux est étranglée dans les toilettes de l’aéroport Charles de Gaulle.

 Pour les policiers, quelqu’un les précède dans cette affaire : après Roselyn Ashter, voilà que Clarisse Vernoux, 
qui devait venir au SRPJ avec une autre personne pour faire une déclaration, se fait assassiner.
Et même si le meurtre d’Elisabeth Rougier a été perpétré par le maître-chanteur, il est certain désormais qu’il s’est
 passé quelque chose à Sainte-Enimie, et que les protagonistes se font assassiner les uns après les autres.

Les policiers décident de réinterroger les protagonistes de l’affaire Grives encore vivants : Régis Cudennec,
Julia Costenza et Brice Rougier.

 Julia est introuvable, Cudennec est à Sainte-Maxime pour le tournage et ne rentre que le soir même.
Aussi décident-ils d’interroger Brice Rougier. 

Rougier capitule. Il explique que sa femme était atteinte du syndrome Korsakoff, une amnésie liée à l'alcoolisme
 chronique.
Tous les faits survenus avant la prise d’alcool sont retenus, mais la mémoire des faits récents fait défaut.

Ce soir-là, aux alentours de 23 heures, ils ont vu Elisabeth arriver en chemise de nuit, déboutonnée du haut.
Elle délirait. Lorsqu’elle les vit, elle s’arrêta, et commença à raconter des inepties : que Brice la trompait avec
Alix Kerson, avec Julia, avec Alexandra Grives. Puis elle a accusé Roselyn de coucher avec Julia. Et soudain,
 elle a retrouvé son air de léthargie qu’elle avait en arrivant. Régis et lui l’ont raccompagnée à l’hôtel. Dans sa
 chambre, ils ont trouvé une bouteille de whisky vide. Ils ont couché Elisabeth et sont partis rejoindre les autres.

Ensuite, il avoue que lorsque Régis et Brice sont revenus à la plage, ils ont envisagé de ne rien dire le lendemain,
 sachant que de toute façon Elisabeth ne se souviendrait de rien.
Mais alors Alexandra Grives a été choquée
par cette proposition, s’est levée, et est partie avec Viviane Dosty.

Donc, contrairement à ce que tout le monde avait dit, ils ne sont pas rentrés tous ensemble à l’hôtel. Mais Rougier
 affirme qu’ils ont vu Viviane et Alexandra discutant ensemble devant l’hôtel. Alexandra semblait énervée, et ils l’ont
 entendue dire à son amie : « Je vais chercher un livre dans la voiture. Je vais lire un peu en attendant. »

En attendant quoi ? se demande le commissaire. 

Vannier décide d’envoyer Minoteau à Sassetôt le Mauconduit avec une photo d’Alexandra, au cas où le personnel
 du relais- château se souviendrait de la personne l’ayant accompagnée.

 A Sassetôt, tout le monde se souvient d’Alexandra, mais pas de son compagnon, et les initiales « M.C. » ne leur
 rappellent rien. Minoteau demande à voir les factures concernant le détail de ce qu’ils ont pu achetés :
notes de bar, souvenirs, etc.
Il retrouve une note d’achat de cigarettes Royales Menthol et de cigarillos Monte-Cristo. Il comprend alors que c’est
 Dantès l’amant d’Alexandra. Supposition confirmée par l’un des employés du relais-château qui se souvient que
 l’homme a donné une carte du château à Alexandra en lui disant : Je suis ton Monte-Cristo des temps modernes.
 « M.C. » voulait donc dire « Monte-Cristo ».

 Vannier interroge Cudennec, celui-ci confirmant la version de Rougier concernant Elisabeth, lorsqu’il reçoit le coup
 de fil de Minoteau. Ils se rendent au domicile du détective. Celui-ci est absent, mais ils retrouvent une lettre du
20 juillet 2006, de Viviane Dosty, qui lui explique que le soir du 13 juillet, ils avaient bu et fumer du cannabis.
Elle était dans un état second quant tout à coup, elle a entendu crier Alexandra. Celle-ci était allongée à terre,
 sa culotte déchirée, et se débattait pendant que Brice Rougier la caressait. Elle s’est ensuite mise à hurler
qu’elle porterait plainte, et alors Rougier l’a étranglée avec son foulard. Après, lorsque la police les a interrogés,
 personne n’a rien dit car Rougier leur avait signifié qu’ils étaient désormais complices d’un meurtre pour avoir
 laissé une jeune fille se faire assassiner sans bouger. Dans sa lettre, elle s’excusait et annonçait son suicide.

 Tanguy Dantès rentre chez lui. Vannier lui montre la lettre. Dantès avoue.

Mais il avoue seulement le meurtre d’Elisabeth Rougier. Il affirme n’avoir tué ni Roselyn Ashter ni Clarisse Vernoux.
Il reconnait avoir téléphoné à Ashter pour la faire chanter, comme il voulait également le faire avec Costenza,
mais lorsqu’il a appris la mort de Roselyn, il a pris peur. Il ne comprenait pas, et a décidé d’arrêter.
 La meilleure preuve de son innocence dans l’assassinat de Roselyn Ashter était qu’à ce moment-là,
il était interrogé par Vannier au SRPJ.

 Vannier appelle ses agents en faction devant le domicile de Julia Costenza, mais elle n’a toujours pas réapparue.
Il essaie de contacter Brice Rougier, sans résultat.
Il appelle alors Cudennec pour lui demander s’il sait où se trouve le producteur.  Cudennec n’en sait rien,
mais propose d’essayer de le trouver. Vannier se rend chez Cudennec et lui montre la lettre.

Un coup de téléphone d’un inspecteur lui apprend qu’en vérifiant les appels de Clarisse Vernoux avant sa mort,
ils se sont aperçus qu’elle avait contacté Julia Costenza. Cudennec les informe alors que Costenza l’a appelé juste
 avant leur arrivée pour lui demander de la rejoindre chez Rougier.

Ils en déduisent que c’est Julia Costenza l’assassin. Si le scandale de Sainte-Enimie venait à être connu,
sa carrière serait terminée. Elle a tué Vernoux pour l’empêcher de venir au SRPJ, et elle veut supprimer maintenant
 les seuls témoins qui restent, Brice et Régis. 

Ils filent chez Rougier. Lorsqu’ils arrivent, Rougier braque une arme sur Julia. Il affirme que Costenza est venue
 pour le tuer.

Mais Julia avait emporté un lecteur MP3, avec lequel elle a enregistré leur conversation. Tout le monde, alors,
 entend Rougier reconnaître avoir tué Ashter et Vernoux, qui voulaient tout raconter à la police, et il aurait alors été
 accusé de meurtre.

 Chavert et Vannier discutent des derniers éclaircissements de cette affaire.

L’histoire du syndrome Korsakoff dont aurait été atteinte l’épouse de Rougier n’était que pure invention,
et en ajoutant qu’Alexandra et Viviane Dosty étaient finalement rentrées seules à l’hôtel, cela ouvrait une autre piste
 aux enquêteurs.

Chavert se demande pourquoi Cudennec et les autres n’ont pas contredit cette version. Vannier explique que tout
 ce petit monde fait partie de la grande famille du cinéma. Ils se tiennent les coudes. Cette histoire de livre en est la
 preuve. Ils s’étaient tous mis d’accord pour dire qu’Alexandra était retournée à sa voiture chercher un livre, alors
 qu’elle était déjà morte et qu’ils le savaient.

 De plus, jusqu’à aujourd’hui, ils ne savaient pas que Rougier était responsable des meurtres d’Ashter et de
 Vernoux. Pour eux, il avait déjà perdu sa femme, ils faisaient tout pour lui éviter un scandale en plus. D’autant que
 ce scandale aurait eu des retombées sur eux aussi.

 Brice Rougier sera condamné à trente de réclusion criminelle.

Régis Cudennec sera, lui, condamné à six ans de réclusion pour avoir laissé assassiner Grives sans réagir, et de
 plus, c’est lui avait fourni le cannabis.

Quant à Julia Costenza, elle écopera de cinq ans dont deux avec sursis, son avocat ayant invoqué le fait que c’est
 grâce à elle que Rougier avait été arrêté.