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Mortel »
Film Cinéma 125 mn

Synopsis
Huit personnes
s’inscrivent à un séjour d’une semaine dans les
Gorges du Tarn
par l’agence « Tourisme-Lozère » :
Julia Costenza,
vedette de cinéma de renommée mondiale actuellement
aux
Etats-Unis, et son amie Roselyn Ashter, elle-même
actrice de film érotique.
Brice Rougier,
producteur de cinéma français, auquel Julia Costenza
désire présenter
son amie. Rougier sera accompagné de son épouse Elisabeth et de
Régis Cudennec, son adjoint.
Alexandra Grives,
fille du célèbre écrivain français Georges Grives,
accompagnée
de Viviane Dosty, sa meilleure amie. Alexandra
devait se rendre dans les Gorges
du Tarn avec son petit ami, mais celui-ci est retenu
à Bordeaux pour une affaire
importante.
Anthelme Benoit,
d’origine camerounaise, est comptable à l’agence
Tourisme-
Lozère. Il voit le nom d’Alexandra Grives dans la
liste des personnes ayant réservé
ce séjour. Etant tombé amoureux de cette jeune femme
après avoir vu sa photo
dans un magazine, il décide immédiatement de
s’inscrire.
Clarisse Vernoux,
responsable de la sécurité dans un grand hôtel de
Berne.
**************************************************
A Bordeaux, le
petit ami d’Alexandra Grives regrette de ne pas
pouvoir partir,
et hésite à laisser tomber son affaire en cours pour
l’y rejoindre.
Jeudi 13 juillet
2006
A l’hôtel du Tarn,
le dîner se termine, et les clients se rendent au
feu d’artifice.
Le spectacle
terminé, les touristes de l’agence
« Tourisme-Lozère » décident de
finir la soirée ensemble. Seuls Elisabeth Rougier, souffrante, et Anthelme
Benoit,
que personne n’a invité, restent à l’hôtel.
Le
lendemain, le commissaire Chavert, du commissariat
de Mende, se rend
en compagnie de son inspecteur Laspère Marauni à
Sainte-Enimie où le corps
sans vie d’une jeune femme a été découvert sur une
petite plage, ses vêtements
déchirés et sa culotte arrachée.
Sur les lieux, les
policiers découvrent le portefeuille de la victime.
Il s’agit d’Alexandra
Grives. Ils retrouvent également une clé accrochée à une carte de «
L’hôtel du
Tarn – Sainte-Enimie ».
Ils rendent à
l’hôtel où le directeur leur confirme qu’Alexandra
Grives était
bien descendue chez eux.
Sur les dix
chambres de l’hôtel, huit ont été retenues par
l’agence de voyage
« Tourisme-Lozère », dont celle de mademoiselle Grives.
Le commissaire
interroge les clients de l’hôtel. Au cours des
interrogatoires,
il apprend quelques faits importants :
Alexandra Grives
n’était ni soucieuse, ni inquiète au cours de la
soirée. Elle a été
la première à demander à rentrer, vers une heure du
matin. Elle a laissé
ses compagnons devant l’hôtel pour récupérer un
livre dans sa voiture. Mais
Brice Rougier pense que ceci n’était qu’un prétexte
pour un rendez-vous amoureux.
Anthelme Benoît
est très peu apprécié du personnel et des clients de
l’hôtel.
Il harcelait Alexandra Grives, au point qu’une altercation entre Régis
Cudennec,
le bras droit de Brice Rougier, et Benoît avait eu
lieu à ce sujet quelques
jours auparavant.
Interrogé, Benoît
n’a pas d’alibi. Il est resté dans sa chambre, et
n’est même pas
allé voir le feu d’artifice. Mais il jure être
innocent.
Le rapport
d’expertise révèle une mort par strangulation, à
l’aide d’un tissu léger.
Alexandra Grives s’est débattue avant de mourir, mais n’a pas été violée.
L’heure
de la mort se situe en minuit et deux heures du
matin.
Chavert et Marauni
sont perplexes : les vêtements de la victime étaient
déchirés,
sa culotte arrachée, et pourtant elle n’a pas été
violée.
Ils interrogent
Georges Grives venus organiser les obsèques de sa
fille. En réponse
à une question du commissaire, il affirme que sa fille était très secrète,
et que si
elle avait un petit ami, il n’était pas au courant.
Il accepte que les policiers se rendent
chez lui pour examiner les affaires de sa fille.
Quelques jours
plus tard, le « Journal du Soir » annonce que
Viviane Dosty, l’amie
d’Alexandra Grives, s’est suicidée.
Chavert et Marauni
se rendent à Veulettes-sur-Mer, dans la résidence de
Georges
Grives. Celui-ci leur parle de sa fille, puis les policiers se rendent
dans la chambre
d’Alexandra. Ils découvrent dans un tiroir plusieurs cartes postales, dont
l’une
représente le relais-château de Sassetôt le Mauconduit, en Normandie, avec
au dos
l’inscription : Avec tout mon
amour
M.C. 15 juin 2006
Georges Grives ne
connait personne possédant ces initiales.
Chavert fait le
point sur son enquête. Il est maintenant persuadé
que l’assassin
est une personne de l’hôtel. Plusieurs suspects se
détachent :
Anthelme Benoit :
il harcelait Alexandra au point que le directeur de
l’hôtel l’avait
menacé de l’obliger à quitter l’auberge s’il continuait, et il n’avait
aucun alibi.
Clarisse Vernoux :
le fait que la culotte d’Alexandra ait été arrachée
sans qu’elle soit
violée pourrait s’expliquer si l’assassin était une femme. Et Vernoux,
responsable
de la sécurité d’un grand hôtel, et ayant pratiqué
durant plusieurs années les
arts martiaux, avait les capacités physiques
requises, mais pas de mobile.
Le petit ami
d’Alexandra : il ne s’était toujours pas manifesté
bien que la mort de
sa maîtresse ait fait la une des journaux. Et si la
récupération du livre dans la voiture
n’était qu’un prétexte pour un rendez-vous avec quelqu’un, comme le
supposait
Brice Rougier, « M.C. » pouvait être cette personne.
***************************************************
Une semaine plus
tard, Alessandro Mancini, chef du « gang des
casinos » incarcéré
à Lannemezan, reçoit la visite de son frère Flavio
qui lui annonce qu’il a organisé
un hold-up pour la fin de la semaine.
De son côté, Régis
Cudennec rend visite à Rougier, pour l’inviter à une
soirée
où seront présents la sœur de Régis, Marietta, son
mari Viktor Markovitch, et
Alix Kerson, amie d’enfance d’Elisabeth Rougier.
Avant de se rendre
à la soirée de Cudennec, Rougier, son épouse et son
chauffeur
passe à la banque au moment où un hold-up se déroule. Voulant
s’interposer,
le chauffeur meurt. Blessé à une jambe, Rougier
réussit à tirer en direction
des malfaiteurs, tuant Flavio Mancini, mais aussi
une cliente, Florence Legoff.
Le commissaire
Vannier et l’inspecteur Minoteau, surnommé « Schwarzy »,
organisent une protection policière au cas où Alessandro Mancini
chercherait
à venger son frère.
Le lendemain, un
homme écoute attentivement les informations, où une
journaliste
explique comment Brice Rougier a fait échouer un hold-up.
Puis l’homme baisse
les yeux vers une lettre posée sur ses genoux, et
prend
une décision : il ne peut pas laisser ce crime
impuni.
****************************************************
Trois semaines ont
passé depuis le hold-up.
Au cours d’un
dîner, Brice Rougier annonce à Cudennec, Marietta et
Viktor
Markovitch, et à Alix Kerson que le tournage de son prochain fils débutera
dans quelques jours à Saint-Tropez. En tête de
distribution se trouvera
Julia Costenza. Le casting débutera trois jours plus
tard, auquel se présentera
Roselyn Ashter, l’amie de Julia.
Au cours de la
soirée, Alix Kerson, qui est la maîtresse de Viktor
Markovitch,
craint de s’être trahie auprès d’Elisabeth Rougier.
Or, celle-ci n’accepterait jamais
cet écart.
Alix ne veut plus
de cette aventure secrète, et décide de poser un
ultimatum à Viktor
dès qu’elle le pourra : soit il divorce de Marietta, soit leur aventure
s’arrêtera là.
Le commissaire
Vannier décide de suspendre la protection policière
des Rougier
à la fin de la semaine, estimant que si Alessandro
Mancini avait voulu venger
son frère, il aurait déjà tenté quelque chose.
C’est le casting
du nouveau film de Rougier. Julia Costenza affirme à
son amie
Roselyn que tout s’est bien passé, et que Rougier la prendra dans son
film.
Elles s’installent à Montpellier pour le temps du
tournage.
De son côté, Brice
Rougier annonce à l’inspecteur Minoteau qu’il part
quelques jours
pour le début de la production, et lui demande d’arrêter immédiatement la
protection
policière, lui prouvant que cela nuirait au tournage.
Alix Kerson pose
son ultimatum à Viktor. Lorsqu’elle lui en donne la
raison, à savoir
qu’Elisabeth s’est peut-être rendue compte de leur liaison, Viktor lui
rétorque de
ne pas s’inquiéter, que de toute façon il trouvera
une solution.
Début du tournage.
Un soir, alors que Brice et Elisabeth Rougier, Régis
Cudennec,
Alix Kerson, Marietta et Viktor Markovitch sont au restaurant, Elisabeth
Rougier
surprend, dans les toilettes, Alix et Viktor s’embrassant.
Elle remonte,
décomposée, au restaurant, poursuivie par Alix, vers
laquelle elle lance :
« Laisse-moi, Alix ! ». Le serveur, relève la tête. Ayant compris
« Laisse-moi, Alex »,
il est surprit de voir apparaître une femme, suivie peu après par un homme
nettement
embarrassé.
Deux jours plus
tard, Elisabeth Rougier se fait violer à son
domicile, sous les yeux
de son mari.
Avant de commettre
son forfait, l’homme, masqué, dit à Rougier : « Tu
n’aurais pas
dû, Rougier ! », puis répète cette même phrase après le viol.
Il assomme ensuite
Brice Rougier.
A son réveil,
celui-ci constate que sa femme est morte.
A leur arrivée, le
commissaire Vannier et l’inspecteur Minoteau
découvrent Elisabeth
Rougier allongée sur son lit, sa chemise de nuit en soie remontée sur son
visage
, laissant à découvert son intimité. Sur son torse,
une carte rédigée avec des lettres
découpées dans un journal : « Vengeance ».
Rougier leur révèle
que l’homme était masqué, et qu’il n’a pas reconnu
la voix. Il portait
des gants de conduite en peau, apparemment féminins.
Il leur avoue avoir
reçue une lettre de menace la veille, façonnée
également avec des
journaux, et indiquant : « TU VAS PAYER, ROUGIER ! ».
La presse s’empare
de l’affaire, annonçant que la femme du célèbre
producteur a été
assassinée alors que les autorités avaient retiré la protection policière
dont bénéficiait la famille Rougier après la mort de
Flavio Mancini, et que le
mot « Vengeance » signait pratiquement les aveux de
son frère, Alessandro.
Le rapport
d’autopsie révèle que madame Rougier a été tuée
après avoir été violée.
Il précise que des traces de sperme ont été découvertes sur le lit, et que
le meurtre
n’a pas été perpétré à mains nues, des traces de peau de chevreau ayant
été
relevées sur le cou de la victime. Or, madame Rougier a été découverte
avec
sa chemise en soie sur le visage. Ceci implique que
la chemise de nuit a été relevée
après le meurtre, laissant ainsi volontairement l’intimité de madame
Rougier à la
vue de tous.
Pour Vannier,
l’utilisation de gants féminins, la mise en scène de
la chemise de nuit
relevée, jusqu’aux traces de sperme laissées sur le lit, tout cela ne
correspond pas
à l’œuvre d’un tueur professionnel.
De plus, comme le
lui dira plus tard Alessandro Mancini, si celui-ci
avait voulu venger
son frère, Brice Rougier serait déjà mort depuis longtemps, et de toute
façon il ne se serait pas attaqué à sa femme.
A Berne, Clarisse
Vernoux apprend l’assassinat d’Elisabeth Rougier et
s’interroge :
trois personnes présentes lors du séjour à Sainte-Enimie sont mortes de
mort
violente : Alexandra Grives, Viviane Dosty qui s’était suicidée, et
maintenant
Elisabeth Rougier. Y aurait-il un rapport ?
Le commissaire
Chavert de Mende, ayant appris la mort de madame
Rougier, fait
le même raisonnement et contacte Vannier pour
convenir d’un rendez-vous le soir
même, au cours duquel il révèle tout ce qu’il sait sur le meurtre
d’Alexandra Grives
en juillet.
A partir de ce
moment, il y a une enquête conjointe, au cours de
laquelle plusieurs
suspects vont apparaître pour le meurtre d’Elisabeth Rougier :
Kevin Legoff, dont
l’épouse a été tuée par Rougier lors du hold-up.
Viktor Markovitch :
Minoteau reçoit un appel du serveur du restaurant de
Sainte-Maxime qui a reconnu la photo d’Elisabeth
Rougier sur un journal.
Celui-ci décrit Viktor comme l’homme embarrassé
sorti des toilettes après Elisabeth
et Alix. Les policiers considèrent que Viktor aurait pu tuer Elisabeth
Rougier
pour l’empêcher de tout révéler à sa femme Marietta.
Après
interrogatoire, il affirme avoir été dans une
chambre de d’hôtel avec Alix
au moment du meurtre. Les policiers montreront au
gérant de l’hôtel une photo
d’Alix et de Viktor, qui les reconnaîtra.
Il y aura également
Anthelme Benoit, dont Chavert apprendra qu’il avait
pris quelques
jours de congés au moment de l’assassinat de madame Rougier. Benoît aurait
pu
la tuer pour une raison en rapport avec le meurtre
de Sainte-Enimie. Mais Rougier
n’a pas reconnu l’accent significatif des personnes
de couleur.
Lors de
l’enterrement de madame Rougier, les commissaires
Chavert et Vannier
sont présents. Après une discussion avec Julia et Roselyn, ils sont
persuadés que
les deux femmes leur cachent quelque chose.
Dans le même temps,
un homme se présente à eux. Il s’agit d’un détective
privé,
Tanguy Dantès, qui dit avoir été engagé par Elisabeth Rougier, et qui
désire
avoir entretien avec les policiers.
Au cours de
l’entretien au SRPJ, Dantès sort un paquet de
cigarillos, et en propose
aux commissaires.
Il ne fume que des
cigarillos cubains, des Monte-Cristo, les meilleurs,
d’après lui.
Et avec son nom, Dantès, il ne pouvait pas fumer
autre chose…
Il les informe
ensuite que madame Rougier l’avait engagé pour
retrouver un certain
Benjamin Brosselet, avec qui elle aurait eu une aventure sentimentale
quelques mois
auparavant, et qui, depuis, la faisait chanter pour ne pas révéler son
infidélité à
son mari.
Pour le moment,
Benjamin Brosselet reste introuvable.
Roselyn Ashter
reçoit un coup de fil qui l’inquiète. Elle décide
d’en parler à
Julia Costenza.
Les policiers
continuent de rechercher également « M.C. », mais
personne
dans l’entourage d’Alexandra Grives ne possède un
patronyme avec ces initiales.
Ils décident de
retourner voir le détective pour lui demander si ces
initiales lui disent
quelque chose. A l’expression de Dantès, Vannier
croit soudain tenir quelque chose,
mais Dantès répond simplement qu’il a l’impression que ces lettres, « M »
et « C »
lui disent quelque chose. Il promet d’effectuer des
recherches complémentaires.
Roselyn Ashter
manque de se faire renverser par une voiture, puis
se fait assassiner
dans son appartement à Montpellier.
Les policiers
échafaudent alors des hypothèses sur le meurtre de
madame Rougier :
ou bien elle a été tuée par le maître-chanteur, ou bien son meurtre a un
rapport
avec les décès d’Alexandra Grives, Viviane Dosty et
Roselyn Ashter.
Dès lors, ils
décident de suivre deux pistes en priorité :
identifier « M.C. »,
l’amant d’Alexandra Grives, qui n’a toujours pas
donné signe de vie, et retrouver
Benjamin Brosselet, ex-amant de madame Rougier et sans doute ordonnateur
du chantage.
Vannier et
Minoteau se rendent chez Dantès pour lui demander
s’il a du nouveau
sur Brosselet. Ils lui présentent également la carte
postale du château de Sassetôt
le Mauconduit, au cas où l’écriture lui serait
familière, mais il ne la reconnait pas.
En Suisse,
Clarisse Vernoux apprend la mort de Roselyn Ashter.
Cette fois, elle
se décide : elle appelle Julia Costenza, et lui dit
qu’il faut absolument se rendre
à la police pour expliquer ce qui s’est réellement
passé à Sainte-Enimie.
Julia accepte, et toutes deux se donnent rendez-vous
le lendemain au SRPJ
de Montpellier. Puis Vernoux décide d’appeler
Minoteau au SRPJ pour les prévenir
de son arrivée. Elle indique qu’elle sera accompagnée mais ne cite pas de
nom.
Le lendemain,
Clarisse Vernoux est étranglée dans les toilettes de
l’aéroport
Charles de Gaulle.
Pour les
policiers, quelqu’un les précède dans cette
affaire : après Roselyn Ashter,
voilà que Clarisse Vernoux, qui devait venir au SRPJ avec une autre
personne
pour faire une déclaration, se fait assassiner. Et
même si le meurtre d’Elisabeth
Rougier a été perpétré par le maître-chanteur, il est certain désormais
qu’il s’est
passé quelque chose à Sainte-Enimie, et que les protagonistes se font
assassiner
les uns après les autres.
Les policiers
décident de réinterroger les protagonistes de
l’affaire Grives encore
vivants : Régis Cudennec, Julia Costenza et Brice Rougier.
Julia est
introuvable, Cudennec est à Sainte-Maxime pour le
tournage et ne rentre
que le soir même. Aussi décident-ils d’interroger Brice Rougier.
Rougier capitule.
Il explique que sa femme était atteinte du syndrome
Korsakoff,
une amnésie liée à l'alcoolisme chronique.
Tous les
faits survenus avant la prise
d’alcool sont retenus, mais la mémoire des faits
récents fait défaut.
Ce soir-là, aux
alentours de 23 heures, ils ont vu Elisabeth arriver
en chemise de nuit,
déboutonnée du haut. Elle délirait. Lorsqu’elle les vit, elle s’arrêta, et
commença
à raconter des inepties : que Brice la trompait avec
Alix Kerson, avec Julia,
avec Alexandra Grives. Puis elle a accusé Roselyn de
coucher avec Julia. Et soudain,
elle a retrouvé son air de léthargie qu’elle avait en arrivant. Régis et
lui
l’ont raccompagnée à l’hôtel. Dans sa chambre, ils
ont trouvé une bouteille de whisky
vide. Ils ont couché Elisabeth et sont partis rejoindre les autres.
Ensuite, il avoue
que lorsque Régis et Brice sont revenus à la plage,
ils ont envisagé
de ne rien dire le lendemain, sachant que de toute façon Elisabeth ne se
souviendrait
de rien.
Mais alors
Alexandra Grives a été choquée par cette
proposition, s’est levée,
et est partie avec Viviane Dosty.
Donc, contrairement
à ce que tout le monde avait dit, ils ne sont pas
rentrés tous
ensemble à l’hôtel. Mais Rougier affirme qu’ils ont vu Viviane et
Alexandra discutant
ensemble devant l’hôtel. Alexandra semblait énervée, et ils l’ont entendue
dire à son
amie : « Je vais chercher un livre dans la voiture. Je vais lire un peu en
attendant. »
En attendant quoi ?
se demande le commissaire.
Vannier décide
d’envoyer Minoteau à Sassetôt le Mauconduit avec une
photo
d’Alexandra, au cas où le personnel du relais- château se souviendrait de
la personne
l’ayant accompagnée.
A Sassetôt, tout
le monde se souvient d’Alexandra, mais pas de son
compagnon,
et les initiales « M.C. » ne leur rappellent rien.
Minoteau demande à voir les factures
concernant le détail de ce qu’ils ont pu achetés : notes de bar,
souvenirs, etc.
Il retrouve une note d’achat de cigarettes Royales
Menthol et de cigarillos
Monte-Cristo. Il comprend alors que c’est Dantès
l’amant d’Alexandra. Supposition
confirmée par l’un des employés du relais-château qui se souvient que
l’homme
a donné une carte du château à Alexandra en lui
disant : Je suis ton Monte-Cristo
des temps modernes. « M.C. » voulait donc dire
« Monte-Cristo ».
Vannier interroge
Cudennec, celui-ci confirmant la version de Rougier
concernant
Elisabeth, lorsqu’il reçoit le coup de fil de Minoteau. Ils se rendent au
domicile
du détective. Celui-ci est absent, mais ils
retrouvent une lettre du 20 juillet 2006,
de Viviane Dosty, qui lui explique que le soir du 13
juillet, ils avaient bu et fumer
du cannabis. Elle était dans un état second quant
tout à coup, elle a entendu crier
Alexandra. Celle-ci était allongée à terre, sa culotte déchirée, et se
débattait pendant
que Brice Rougier la caressait. Elle s’est ensuite mise à hurler qu’elle
porterait
plainte, et alors Rougier l’a étranglée avec son foulard. Après, lorsque
la police les
a interrogés, personne n’a rien dit car Rougier leur
avait signifié qu’ils étaient
désormais complices d’un meurtre pour avoir laissé
une jeune fille se faire assassiner
sans bouger. Dans sa lettre, elle s’excusait et
annonçait son suicide.
Tanguy Dantès
rentre chez lui. Vannier lui montre la lettre.
Dantès avoue.
Mais il avoue
seulement le meurtre d’Elisabeth Rougier. Il affirme
n’avoir tué
ni Roselyn Ashter ni Clarisse Vernoux. Il reconnait
avoir téléphoné à Ashter pour
la faire chanter, comme il voulait également le
faire avec Costenza, mais lorsqu’il
a appris la mort de Roselyn, il a pris peur. Il ne
comprenait pas, et a décidé d’arrêter.
La meilleure preuve de son innocence dans l’assassinat de Roselyn Ashter
était
qu’à ce moment-là, il était interrogé par Vannier au
SRPJ.
Vannier appelle
ses agents en faction devant le domicile de Julia
Costenza, mais
elle n’a toujours pas réapparue. Il essaie de
contacter Brice Rougier, sans résultat.
Il appelle alors Cudennec pour lui demander s’il
sait où se trouve le producteur.
Cudennec n’en sait rien, mais propose d’essayer de le trouver. Vannier se
rend
chez Cudennec et lui montre la lettre.
Un coup de
téléphone d’un inspecteur lui apprend qu’en
vérifiant les appels
de Clarisse Vernoux avant sa mort, ils se sont
aperçus qu’elle avait contacté Julia
Costenza. Cudennec les informe alors que Costenza l’a appelé juste avant
leur arrivée pour lui demander de la rejoindre chez
Rougier.
Ils en déduisent
que c’est Julia Costenza l’assassin. Si le scandale
de Sainte-Enimie
venait à être connu, sa carrière serait terminée. Elle a tué Vernoux pour
l’empêcher
de venir au SRPJ, et elle veut supprimer maintenant les seuls témoins qui
restent,
Brice et Régis.
Ils filent chez
Rougier. Lorsqu’ils arrivent, Rougier braque une
arme sur Julia. Il affirme
que Costenza est venue pour le tuer.
Mais Julia avait
emporté un lecteur MP3, avec lequel elle a
enregistré leur
conversation. Tout le monde, alors, entend Rougier reconnaître avoir tué
Ashter
et Vernoux, qui voulaient tout raconter à la police,
et il aurait alors été accusé
de meurtre.
Chavert et Vannier
discutent des derniers éclaircissements de cette
affaire.
L’histoire du
syndrome Korsakoff dont aurait été atteinte l’épouse
de Rougier n’était
que pure invention, et en ajoutant qu’Alexandra et Viviane Dosty étaient
finalement
rentrées seules à l’hôtel, cela ouvrait une autre piste aux enquêteurs.
Chavert se demande
pourquoi Cudennec et les autres n’ont pas contredit
cette
version. Vannier explique que tout ce petit monde fait partie de la grande
famille
du cinéma. Ils se tiennent les coudes. Cette
histoire de livre en est la preuve.
Ils s’étaient tous mis d’accord pour dire
qu’Alexandra était retournée à sa voiture
chercher un livre, alors qu’elle était déjà morte et qu’ils le savaient.
De plus, jusqu’à
aujourd’hui, ils ne savaient pas que Rougier était
responsable des
meurtres d’Ashter et de Vernoux. Pour eux, il avait déjà perdu sa femme,
ils faisaient
tout pour lui éviter un scandale en plus. D’autant que ce scandale aurait
eu
des retombées sur eux aussi.
Brice Rougier sera
condamné à trente de réclusion criminelle.
Régis Cudennec
sera, lui, condamné à six ans de réclusion pour
avoir laissé
assassiner Grives sans réagir, et de plus, c’est lui avait fourni le
cannabis.
Quant à Julia
Costenza, elle écopera de cinq ans dont deux avec
sursis, son avocat
ayant invoqué le fait que c’est grâce à elle que Rougier avait été arrêté.
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