Une voiture de sport, arrêtée à la pompe dans une station
service.
Les clefs sont restées sur le contact.
Un jeune malfrat profite de l’inattention du propriétaire pour
voler
l’Alpine A310 et démarrer en trombe.
Deux motards, en faction fortuite, prennent rapidement la
voiture
en chasse… et d’après ce qui sera affirmé par la suite
au tribunal,
tirent sur les pneus
pour arrêter la course folle du véhicule.
En fait, l’un des
policiers
blesse mortellement le jeune voyou.
Il «fauche»
Marie âgée de 10 ans
qui se promène joyeuse et insouciante, en compagnie de sa sœur
aînée Isabelle, sur le trottoir.
La petite fille est entraînée
sous la voiture et traînée
sur des dizaines
de mètres. On la découvre, petit pantin
désarticulé, MORTE.
Isabelle, elle, est saine et sauve, du moins
physiquement, car,
psychologiquement, humainement, socialement
sa vie va basculer,
ce jour là…
sabelle n’a qu’une idée en tête : protèger sa mère.
Surtout que celle-ci
n’apprenne pas la mort de Marie !
Ce désir de protection de cette mère dépressive, accumulant,
avant
même le Drame, les cures de sommeil, les tentatives de
suicides,
les séjours en clinique, va devenir une obsession.
Isabelle est prête
à tout accepter…
même les réactions de cette maman qui lui reproche,
inconsciemment
d’être VIVANTE A LA PLACE DE SA SŒUR.
Dès ce jour, Isabelle ne recevra plus un brin de tendresse,
d’expression
d’amour maternel. Elle se replie peu à peu sur
elle-même et dans les
pires moments se réfugie chez sa grand-mère,
comme part hasard,
détestée par la mère.
A la maison, un père «absent» qui assomme son chagrin en s’abrutissant
de travail. Il n’est que Silence.
La mère, par une forme de jalousie, fait subir les pires
outrages
à Isabelle.
Elle lui interdit de se laver les cheveux pour qu’elle soit sale
et laide,
lui impose de revêtir des vêtements démodés, du plus
mauvais goût.
A 18 ans,
Isabelle juste sortie de l’école doit participer aux frais
de la
maison.
Elle doit remettre tout son petit salaire.
Isabelle, désespérée, quitte le logis familial pour se retrouver,
3 mois plus tard, enceinte. C’est un premier mariage.
La vie sentimentale d’Isabelle est un désastre.
Elle recherche l’amour et la tendresse alors qu’elle ne
les a pas reçus
et qu’elle n’a donc pas appris à les donner…
Séparée de son premier mari, elle rencontre Jean.
Incapable de concevoir un autre enfant naturellement,
suite a des
problèmes dus à sa première grossesse, seule la
conception «in vitro»
peut être la solution. Enfin Miracle, au
bout d’un long parcours médical,
Laura vient au monde. La seule
raison de survivre d’Isabelle…
Neuf mois après la naissance le
père les abandonne pour une autre
femme (!).
Isabelle s’écroule dans une dépression profonde :
barbituriques, alcool,
tentatives de suicide… et comme Isabelle
l’avait fait à la mort
de sa sœur… Laura protège sa mère !
…/…
Isabelle se retrouve en clinique psychiatrique dans un
état de désespoir
total (phobie sociale, repli total sur
elle-même…). Rien ne semble
pouvoir la sauver… Et c’est pourtant
là, dans ce lieu a priori,
peu propice à la rencontre du Bonheur qu’elle découvre à travers
le professionnalisme,
l’humanité, la bonté de son psychiatre
et du personnel soignant
: le RESPECT qui lui redonne peu à peu
confiance en elle, qui
l’éloigne d’une culpabilisation dévastatrice.
Plus surprenant, enfin, c’est là encore, dans la Clinique
des Orchidées,
qu’elle rencontre enfin… L’Amour, sous les traits
de Christian,
de 15 ans son aîné, poète et comédien qui sous son
teint hâlé, sa belle gueule de baroudeur
et sa carrure d’athlète, cache une âme dévastée par son
hypersensibilité
et par un monde où il n’a pas trouvé sa place.
Ces deux âmes tuméfiées mais vivantes vont se retrouver en
osmose,
en symbiose. Ces deux êtres vont s’aimer, se
reconstruire, l’un l’autre.
Aujourd’hui, ils vivent un Bonheur inespéré.
Isabelle, amoureuse de la Nature depuis toujours découvre
qu’elle a
«la main verte». Elle cultive… des Orchidées !
Christian est remonté sur scène, a repris la plume. Il écrit à
nouveau,
des poèmes et des scenarii (!)…
… et Laura rit enfin !…