« Rouget le Braconnier »

Long Métrage 104 mn ou 2 fois 52 mn 

Tous les détails de préparation du film sur le site
  www.rougetlebraconnier.com

 Pitch

C'est l'histoire authentique de Louis Rouget, saisonnier agricole, analphabète, qui un jour
 en tuant un lapin pour nourrir sa famille et en tirant à plusieurs reprises sur un gendarme,
 allait faire trembler sans le savoir, le second Empire de Napoléon III.

 Les faits se sont déroulés en Anjou entre 1854 et 1857.
Bien que n’ayant pas participé, il sera impliqué dans l’insurrection des mineurs des ardoisières
 de Trélazé en août 1855.

 Se réfugiant dans les bois et chez l'habitant, le braconnier réussi à déjouer pendant
31 mois, les ruses et astuces des gendarmes (bicornes), ainsi que celles des militaires du
 19ème de Ligne appelés à la rescousse pour l'appréhender.  

L’organisation  machiavélique du procureur général impérial et la traîtrise d'une femme
 auront raison de la cavale du braconnier.

Synopsis

L’histoire authentique de Rouget le Braconnier se situe en Anjou de 1854 à 1857, sous le
 Second Empire.
La France est gouvernée par Napoléon III, le peuple rural et ouvrier est dans une misère noire.

 Louis Rouget, ouvrier saisonnier agricole, et analphabète, âgé de 37 ans, braconne pour nourrir
 sa famille sur les départements limitrophes de la Sarthe et du Maine et Loire. Il est marié à
Marie, une fille simple.
Le couple a deux enfants Louis 8 ans surnommé « Loulou » et Victor 4 ans, surnommé
 « Totor ».
La famille demeure dans une  maison vétuste «  La Demennerie » située sur la commune de
 Saint-Germain, commune limitrophe avec celle de Daumeray.

 Louis Rouget a un ami sur lequel il peut compter en toutes circonstances, c’est Gilbert dit
Le Potard bûcheron charbonnier de son état.

 Juillet 1854, Rouget, Gilbert et Abaffour, braconnent dans le bois à proximité de Daumeray.
Dans la brigade de Gendarmerie Impériale de Daumeray, le gendarme Javelle, homme intègre,
sans pitié et manquant totalement de diplomatie propose au brigadier Savin d’effectuer une
 tournée, car en ce dimanche, bonne période pour les braconniers, le fameux Rouget
 sera peut-être présent. Javelle et Pennegat partent en tournée.

 Après quelques péripéties, Rouget est arrêté. Gilbert a réussi à fuir.
 Javelle relève l’infraction malgré les supplications de Rouget promettant de ne plus braconner.
 Peine perdue. Le procès-verbal  inscrit, les bicornes regagnent leur brigade, laissant Rouget
 révolté, rempli de rage et de désir de vengeance. Il ne pourra pas payer une nouvelle amende
 et s’il va en prison, que deviendra sa famille ?
 Rouget ne voit qu’une seule solution, éliminer le gendarme.

 Javelle tombe dans l’embuscade tendue par Rouget. Atteint une première fois, Javelle s’écroule
 en avant. Rouget tire un second coup, et le second gendarme tournoie comme une toupie.
Rouget s’enfuit.

 Rentrant dans sa maison délabrée « La Demennerie », il avoue son crime à sa femme
complètement désorientée. A ce même moment, le son d’une corne d’un gardien de troupeaux
 se fait entendre. Les cornes servent à avertir de la présence des gendarmes dans le
 secteur. Effectivement, le brigadier Savin, commandant la brigade de Daumeray et ses
hommes, investissent la Demennerie.  

Prévenu d’un danger imminent, Rouget réussi à prendre la fuite malgréla présence des
gendarmes qui tentent de lui barrer le passage.
Va commencer pour Rouget, une cavale de 31 mois. Il sera aidé par plusieurs fermiers de la
 région, notamment les Poirier et les Portais.

 Les gazettes affichent et narrent l’évènement de l’affaire Rouget. Le meurtrier doit être mis
 hors d’état de nuire dans les plus brefs délais. A Angers, dans le bureau du procureur général
 impérial Métivier, ce dernier craint que cette affaire locale devienne nationale, d’où
 d’éventuelles répercussions politiques hostiles au régime qui pourrait se renforcer. 

A plusieurs reprises, Rouget réfugié dans différentes fermes, est sur le point d’être appréhendé,
 mais chaque fois il réussit à s’enfuir, déjouant les pièges des gendarmes venant des deux
départements.
Des perquisitions ont lieu, des arrestations de fermiers hommes et femmes sont effectuées
 afin d’inciter Rouget à se rendre aux autorités.  
Alors que Rouget se bat pour rester libre, au même moment et à mille lieux de ses
 préoccupations, dans le cabaret « Pyramide » à Trélazé, les socialistes et marianistes se
 réunissent secrètement depuis des mois. Ils parlent souvent de Victor Hugo le proscrit exilé
à Guernesey.
 Dordigné présent à cette réunion clame qu’il a entendu parler du fameux Rouget. Attibert le
 meneur, pense que rallier à leurs causes le monde paysan par l’intermédiaire de Rouget,
serait un atout et une aide considérable pour lutter contre le régime impérial.
Mais le procureur Métivier veille. Le pauvre Rouget traqué journellement dans les bois, ignore
totalement que son nom est prononcé par autant de personnes et qu’il est devenu le symbole
 de la lutte contre le régime impérial. Rouget aime la nature et  la liberté, il est incapable
 de penser à la politique.

 Javelle rétabli, est dans un premier temps muté à la brigade des Ponts de Cé, près d’Angers.
Peu de temps après, il quitte la Gendarmerie et rentre dans la police secrète  où il devient un
 fervent serviteur du procureur impérial Métivier. Il est principalement chargé de surveiller
 les agissements des socialistes et marianistes qui préparent un mouvement insurrectionnel
à Angers et dont le principal meneur se nomme Attibert, François. Il contacte plusieurs espions
 infiltrés dans ces partis politiques, notamment un certain « K ». Lorsque certains perreyeux
 prononceront le mot « Rouget » lors de leurs diverses manifestations, Javelle jubilera espérant
 appréhender lui-même le braconnier.

 Métivier et Javelle, deux hommes qui trouveront leur volonté commune d’appréhender Rouget,
 un moyen de mater l’insurrection politique dans le milieu ouvrier, mais aussi l’assouvissement
d’une vengeance personnelle.

 Le machiavélisme du procureur impérial sera de faire croire au public que Rouget est
 également un meneur de mouvements insurrectionnels. Il va tout mettre en œuvre pour que
le procès de Rouget lorsqu’il sera arrêté, soit un procès politique, avec des circonstances
aggravantes. De ce fait il est fort probable que Rouget soit condamné à mort. 

Lors d’une visite nocturne à sa famille, Marie fait savoir à son mari qu’un huissier est venu
 clouer une affiche sur la porte d’entrée. Marie non plus ne sait ni lire ni écrire. Rouget
 demande à voir l’affiche. Marie lui approche la lanterne. Rouget est hypnotisé par ces lettres
 noires. Enervé, il veut savoir ce que ça dit. Une idée lui traverse l’esprit, son fils aîné Ptit
 Louis sait lire, il va à l’école grâce au soutien du vicomte du Grip. Il réveille son fils, le prend
 dans ses bras et l’emmène devant l’affiche. A la lueur de la lanterne, Ptit Louis passe
 son doigt sur les lignes : Alors, Ptit Louis épelle doucement en se concentrant
«  CON…DAM…NE…..A…MORT…  Marie tombe à genoux la tête enfouie entre les jambes
 de Rouget.  

Métivier se rend à la préfecture à Angers pour mater l’insurrection de mineurs des ardoisières
 de Trélazé qui est imminente. Effectivement, les perreyeux se sont révoltés, ils ont pris
 d’assaut la brigade de gendarmerie de Trélazé, ainsi que la maison du maire de cette même
 commune. Deux gendarmes ont été molestés, les six autres ont fuit devant la foule déferlante.
 Le maire David de Trélazé, est absent ce jour là. Menés par Attibert, la foule marche sur
Angers à la lueur des torches.  

Métivier coordonne la réunion de crise dans les bureaux de la préfecture. Il a tout prévu.
Les gendarmes très nombreux et le régiment de dragons sont en embuscade et attendent
les émeutiers place du Ralliement. Les insurgés, surpris par tout ce déploiement
de force, fuient de tous côtés.
Des coups de feu éclatent, les dragons à cheval chargent la foule sabres à la main.
De nombreux émeutiers sont tués par les cavaliers, les soldats du 19ème de ligne
et les gendarmes.  

Plusieurs dizaines d’ouvriers trouvent la mort dans les combats. Un des espions infiltré parmi
 les émeutiers, attire Attibert dans un piège dans la petite cour d’un immeuble. Le piège tendu
 par Métivier a fonctionné à merveille.

Attibert l’émeutier, arrêté, c’est donc au tour du braconnier de se faire appréhender,
le procureur s’en fait une obligation. Il veut mettre un terme à la contestation de l’autorité
 impériale.
Après 33 mois de cavale, Rouget sera trahi, arrêté et jugé.