Réalisateur

Gil ATHANASSOFF

 

 

Producteur

(non défini)

 

 

Casting

(non défini)

 

 

 

« SUMMERTIME »

  Court-Métrage 15 Minutes


  

Synopsis

Dix sept ans après, Alice, une jeune femme d’une trentaine d’années,
 revient pour quelques jours, dans la petite ville de province, où elle
a passé son enfance. Région qu’elle avait  quitté à la suite d’un
 événement tragique…

 Dès son arrivée, le pays est frappé par une chaleur exceptionnelle !
 Une rencontre fortuite avec un ancien camarade d’école, cumulée
à la canicule, vont transformer  ces quelques jours en drame pour Alice,
 la plaçant face  à un choix hors du commun…

 

Note d'Intention

Si le film  emprunte son titre à la célèbre chanson de George Gerchwin
 interprétée par Ella Fitzgerald et Louis Amstrong, en aucun cas il
ne s’en veut l’illustration.

Bien au contraire, c’est le morceau lui- même  qui viendra renforcer
le climat du film par son coté évocateur de l’été, et induira le rythme
du film.

En effet le film sera traité avec une certaine lenteur, pas de mouvement
 brusque de caméra ou de changement rapide de plans,  le personnage
 principal et omniprésent restant la canicule, élément déclencheur des
 événements.

L’idée de l’histoire m’est venue durant le mois d’août 2001 qui connut
 une période de canicule proche de l’été 2003, et j’ai pu constater
 autour de moi le comportement de certaines personnes accablées
par la chaleur, pétant les plombs comme on dit et laissant libre cours
 à leurs plus profondes pulsions, pour le plus souvent sexuelles. 

La chaleur favorise ce genre de pulsions car les corps sont très peu
 vêtus, et génèrent  un certain érotisme, conscient ou inconscient.
De plus, quand  nous subissons  les excès  de la nature, nous pouvons
 constater notre impuissance face aux éléments et cette sensation de
 fin du monde fait sauter d’une façon inconsciente les derniers remparts
des conventions établies, car si la nature se permet des excès, pourquoi
 pas nous ? Quand les éléments ne tournent plus rond, cela a forcément
 une incidence sur notre comportement  ne serait ce que celle d’amener
  le doute dans nos certitudes. 

Il ne s’agit pas pour moi  dans cette histoire de trouver  une excuse
 quelconque au viol ou d’en minimiser les faits et conséquences, mais
simplement  d’essayer d’en expliquer un mécanisme parmi tant d’autres.

En effet, Olivier n’est  qu’un être humain comme tout le monde, ni plus
 gentil ni plus salaud que quiconque, et un ensemble d’éléments
 cumulés (Chaleur, alcool, drogue, frustration,) va lui faire perdre pied
 dans un moment d’égarement, comme nous pourrions peut être tous
 en  connaître un, un jour. (A cause particulière, effet particulier).

La vie nous propose  parfois un choix très limité  entre le pire et le
 moins pire. C’est le choix qui reste à Alice et sûrement à beaucoup
 d’autres  femmes  qui elles aussi ont fait le choix du silence pour
 préserver et leur pudeur, et quelque chose de bien plus précieux que le
 peu de satisfaction que peut procurer la vengeance ou la punition.

 Si ce film pouvait déclencher le  débat  sur ce thème, il servirait au
 moins à quelque chose.

Certains spectateurs  pourront s’indigner  de l’absence de morale
 (Méchant non puni, etc. etc.) 
Pourtant en réfléchissant bien, Olivier portera sa punition toute sa vie,
 il aura  définitivement perdu  celle qu’il aimait, tout en sachant que le
 seul sentiment qu’elle portera éternellement  à son égard sera la haine
 ou l’oubli. 
Olivier ne sera jamais en paix avec sa conscience et restera dans
 l’impossibilité  d’expier son acte aux yeux d’Alice.  

 Il portera en lui ce terrible secret comme on porte une croix.