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en cours de diffuseur

 

 

Réalisateur

(non défini)

 

 

Casting

(non défini)

 

 

 

 

 

 

 

« Un si joli petit village »

Long Métrage 125 mn ou 2 fois 65 mn 

Synopsis

La voiture noire s’arrête sur le bord de la petite route menant au village de Godoré. Le conducteur descend de son véhicule porte une cigarette à sa bouche et l’allume tout en regardant le clocher de la vieille église. Après un petit moment de contemplation, il remonte dans sa voiture et démarre lentement. Arrivé à  proximité de l’église du village, il attend à son  volant la sortie des fidèles de la messe de 19 heures. Puis il pénètre dans l’église et demande au curé Coudray la possibilité de se confesser. Après un moment d’hésitation, le prêtre accepte.

Pendant la confession, le visiteur avoue avoir comme tout le monde commis des pêchés, mais surtout, il demande au curé l’absolution pour
le pêché qu’il va commettre. Il va tuer prochainement une personne du village.
Malgré les supplications du curé, le visiteur veut se venger et n’à que faire des commandements de Dieu « Tu ne tueras point » que le curé Coudray lui rappelle. 

En sortant précipitamment de l’église, le visiteur bouscule une femme qui entre dans l’église. C’est Julie Fortant, 33 ans la secrétaire de mairie du village qui est venue voir le curé Coudray.

Le prêtre impuissant devant cet état de fait, va demander le soutien de son évêque, mais hélas, ce dernier est absent pendant une semaine. Alors sachant qu’il ne peut trahir le secret de la confession et donc ne peut demander l’aide de la police, le curé Coudray va effectuer lui-même une enquête pour découvrir qui est ce futur meurtrier et surtout qui sera sa victime

Son enquête et ses recherches vont l’amener à découvrir une terrible histoire qui s’est déroulée dans ce même village 47 ans auparavant en 1962 et dont certains notables et habitants du village, toujours vivants aujourd’hui, avaient décidé de garder enterrer ce terrible secret. 

Certes la découverte et la remise en surface de cette histoire vont attirer au curé Coudray des menaces écrites anonymes, des reproches et des mécontentements. Peu importe, pour le prêtre, il a découvert le mobile du visiteur confessé qui veut se venger. Il va même demander à Julie de rechercher dans les archives de la commune, si des traces de cette histoire terrible et secrète avaient été rapportées. Elle va se faire surprendre par le maire, qui va lui demander de s’expliquer en quoi consistent ses recherches dans le passé du village.

C’est Léonie, l’ancienne fermière, une des doyennes du bourg, âgée de 95 ans, qui va le mettre sur la piste d’un faits divers survenu à Godoré en 1962. Elle propose au curé d’aller voir le concessionnaire de voitures Jules Benouet. Ce dernier est son  neveu, et à cette époque il avait 16 ans et fréquentait la bande du village. 

Interrogé par le curé, Jules Benouet, le concessionnaire, va raconter au prêtre une version du fait divers de 1962.

A Segré, ville proche de Godoré, le curé Coudray, dirige et enseigne dans une école d’arts martiaux, gérée par «l’Association Saint-Joseph» où il est appelé « maître Hô ». Pour lui, c’est le moyen d’occuper les jeunes à la dérive. Il dirige également la chorale de Godoré. 

Après le départ du curé, Jules Benouet prend peur, panique à l’idée que cette histoire puisse refaire surface.
La nuit en rêve, il revoit la scène terrible qui le hante chaque nuitdepuis 47 ans. N’en pouvant plus de ces cauchemars à répétition, il se rend avec anxiété au domicile du maire du village Raymond Camier.

Ce dernier lui demande de ne pas s’affoler et de ne rien dire à qui que ce soit. Il le menace même  de divulguer à tous les habitants du village, comment il a obtenu le terrain pour la construction de son garage.

Une nuit, lors d’un orage, alors que Julie est endormie dans sa chambre, un visiteur s’introduit dans la petite maison où elle est locataire. Réveillée par les bruits d’effractions, elle est agressée par  le visiteur. Elle réussit à s’échapper de son domicile et s’enfuit sous l’orage, en courant sur la route. Un véhicule arrive en face d’elle, tous feux allumés.
Le conducteur l’évite de justesse, et se précipite à son secours. Julie reconnaît alors l’individu qui l’a bousculée à la sortie de l’église.De cette rencontre va naître entre eux un amour grandissant.

Julie veut se rendre à la gendarmerie pour déposer plainte pour agression et effraction. L’individu réussit à convaincre Julie de ne pas y aller et d’attendre plusieurs jours. Il lui propose  de l’emmener chez lui, un petit studio loué pour une quinzaine de jours situé à la ville voisine. Après quelques hésitations, Julie accepte.

En chemin, l’individu ne pose aucune question à Julie. Il lui dit simplement qu’il se prénomme Serge.

Dans le studio, ils sont attablés devant une tasse de café bouillant, Julie lui raconte sa vie, ses bonheurs avec son mari, et ses malheurs, veuve après trois ans de mariage. Son mari a été tué dans un accident
de voiture.
Pour elle, la vie amoureuse s’est arrêtée à ce moment là. Elle lui précise que c’est grâce au curé Coudray, qu’elle a pu survivre à ce malheur. C’est également grâce à lui, qu’elle a pu obtenir la place de secrétaire à la mairie du village.
Elle lui raconte également la fameuse recherche d’archives concernant l’histoire secrète du village.

A  son tour, Julie lui pose des questions sur sa vie. Serge dans un premier temps refuse, puis hésite et devant  l’insistance  câline de Julie, il se décide à raconter son histoire et explique les raisons de  sa présence dans cette région.  

Apeuré, paniquant et pris de remords, Jules Benouet rejoint son épouse endormie dans leur chambre, et à l’aide de son fusil de chasse,
la tue afin de ne pas lui transmettre son fardeau de 47 ans, puis se suicide. Auparavant, il a écrit une petite lettre qu’il a envoyé au curé Coudray avouant qu’il est le meurtrier de sa femme et qu’il ne peut plus garder ce secret. Mais il  ne le dévoile pas.

Dans son for intérieur, le curé Coudray s’en veut, car d’après lui, il est responsable indirectement de la mort du couple Benouet.

Un soir, alors que le prêtre se trouve au presbytère en pleine séance de yoga, il est agressé par un individu cagoulé. Pratiquant les arts martiaux, le curé Coudray n’a aucune difficulté de se débarrasser  de son agresseur.
Décagoulé, et invité à se confesser, Fernand Brive l’hôtelier, avoue être au service du maire pour diverses besognes.
Il avoue être également l’agresseur de Julie. Il voulait simplement leur
faire peur, afin qu’ils  cessent leurs recherches dans le passé du village, pouvant entacher la carrière de. Raymond Camier, le maire  qui brigue un mandat de député.

Le prêtre se rend au bureau du maire, afin de s’expliquer sur les faits survenus dernièrement et l’avertir d’une menace éventuelle à l’encontre d’une personne du village.

Au lieu de prendre en considération les conseils du curé, le maire menace ce dernier de se plaindre auprès de son évêque, afin qu’il soit muté dans une autre paroisse. Il accuse même le prêtre d’être responsable de la mort de M. et Mme Benouet. Il lui précise que s’il s’était abstenu de fouiller dans le passé, ces personnes seraient encore en vie.  Et que pour vouloir soi-disant sauver une vie, il en a provoqué la mort de deux. Devant ces propos, le curé Coudray est abasourdi. 

Un soir, à son domicile, lors d’un repas, le maire fait part à son épouse
de la visite du curé Coudray. Cela le rend très nerveux et il essaye de justifier à sa femme les recherches entreprises par le curé sur cette affaire de 1962.
Le ton monte entre le couple.  Raymond Camier reproche même à son épouse de ne pas avoir eu d’enfant. Il ose même lui rétorquer que suite à ses trois fausses couches, son ventre est l’antichambre  de la mort.

Peu de temps après, le curé Coudray est convoqué par son évêque. Après une discussion, le prêtre est invité à s’occuper de sa paroisse et non des affaires de la commune, surtout celles relevant du passé, et pouvant provoquer des conséquences irrémédiables.

Un soir, alors qu’il se trouve dans son presbytère, le prêtre remarque un petit mot glissé sous sa porte, l’invitant à rendre visite à Paul Bergeron. Cette personne semble être au courant des évènements de 1962.  C’est Martha qui lui indique l’adresse de Bergeron. Dans le bourg, il est surnommé «  Polo l’ermite ». Il vit dans une vieille caravane dans une clairière.

Le prêtre se rend à l’invitation de Paul Bergeron. Avant d’être reconnu, le curé est menacé par Bergeron qui le tient en joue avec son fusil de chasse. Paul Bergeron relate ce qu’il a vu dans la nuit du 12 au 13 août 1962 au lieu-dit « La Croix Blanche ». Mais l’homme semble ne pas tout raconter.
Néanmoins, il informe le curé Coudray de la présence cette nuit là de Jules Benouet et de Raymond Camier qu’il a reconnu formellement. Il ignore quels sont les quatre autres individus.

Le véhicule noir est dissimulé par un fourré, à proximité de la caravane. Une fois le curé parti, son conducteur descend de la voiture, et se  dirige vers la caravane de Paul Bergeron.

Rendu furieux par l’attitude de l’hôtelier Fernand Brive, lors de l’agression du curé Coudray, une nuit, le maire Raymond Camier rend visite à Fernand Brive. L’hôtel est fermé pour congés annuels. Le fait d’avouer au curé Coudray le nom du commanditaire des agressions de Julie Fortant et du curé, mérite une bonne correction. Mais dans l’esprit du maire, cela ne s’arrêtera pas à une simple correction.
Il envisage de supprimer purement et simplement Fernand Brive.
En effet il est très important pour la carrière du maire que le fil reliant le commanditaire à l’exécutant soit coupé.

Après avoir été giflé à plusieurs reprises, par Raymond Camier, l’hôtelier est propulsé avec force dans les escaliers abrupts. Après une longue chute, le corps de Fernand Brive gît dans une mare de sang. Raymond Camier va faire le nécessaire pour effacer toutes traces et indices, et maquille cet assassinat en accident domestique.

Lorsqu’il repart discrètement, son regard est attiré sur une fenêtre de l’étage de l’hôtel. Il lui semble que le rideau a bougé. Il panique sur le moment, puis voulant ne commettre aucune erreur, le maire retourne à l’hôtel. Il pénètre à nouveau dans le bâtiment et monte directement  à l’étage. Il lui suffit que d’un instant pour se rendre compte qu’il  n’est pas seul. Quelqu’un est caché. Il fait semblant de redescendre les escaliers, puis remonte discrètement. La personne sort de sa cachette et Raymond Camier la saisit. Il reconnaît immédiatement Laurence Calon, l’employée et la maîtresse du moment de Fernand Brive. Une lutte s’engage entre le couple.  Laurence en nuisette, parvient à s’échapper de l’hôtel et coure vers le bois proche. Raymond Camier la poursuit.

Arrivée à la route nationale, Laurence essaye de faire stopper le conducteur d’un véhicule. Ce dernier obtempère. Laurence s’apprête à monter dans la voiture, lorsque soudain le conducteur d’un second  véhicule circulant en sens inverse, surpris et gêné par l’arrêt de l’autre voiture, heurte de plein fouet la portière arrière gauche derrière laquelle se trouve Laurence. Son corps est projeté à plusieurs mètres en arrière.

Raymond Camier, dissimulé en bordure de la nationale est témoin de cet accident. Pour lui, cette fatalité est une providence.

Dans le bureau du presbytère, le curé Coudray est dérangé par des coups frappés à sa porte.  Julie se trouve sur le seuil, accompagnée  de Serge Lurier. Devant la surprise du prêtre, Serge Lurier s’explique  sur son rôle dans l’affaire de 1962. Il remet au curé, une lettre jaunie par le temps. Cette lettre a été écrite par Patrick Delaporte, un jeune faisant parti de la bande de Raymond Camier en 1962. Le prêtre lit la lettre. Patrick Delaporte raconte la vie de ce groupe de jeunes et ce qui s’est passé lors de cette fameuse journée du 12 août 1962 et surtout la nuit qui a suivi.   

En 1962, une bande de jeunes, filles et garçons âgés de 16 à 18 ans,  se rencontrent les week-ends dans un bar du village. Juke-box, baby-foot, scopitone sont leurs passes temps. Ils sont cinq garçons et trois filles. Le fils du mairede l’époque, Raymond Camier, le fils du  chef de gare, Antoine Brugnon, un apprenti garagiste, Jules Bénouet, le fils du pharmacien, Patrick Delaporte et le fils du garde-champêtre,  Pierre Faucheux, Cindy Ravier, Claudia Pernucci et Isabelle Langlois.  

De temps en temps se joint à cette bande un jeune de 24 ans,  Bertrand Cagnard, éboueur à la ville voisine, légèrement débile. Il vit seul dans une chambre d’une vieille bâtisse du village. Son père et sa mère ont été tués pendant la guerre en 1941, lors d’un bombardement de leur immeuble. Seul le petit Bertrand alors âgé de 3 ans a survécu à ce bombardement. Il avait été blessé à la tête, d’où  son débile léger. Il a été élevé par une vieille tante jusqu’à l’âge de 21 ans. Il est heureux de se trouver avec cette bande. Il se considère  comme  l’aîné de ces jeunes, mais ces derniers se moquent un peu de son état et il leur sert un peu de souffre douleur. Il le surnomme « Simplet ».
Cela ne dérange pas Bertrand qui est d’une extrême gentillesse, bien que parfois il préfère qu’on l’appelle par son prénom.

Dans le courant du mois d’août 1962, alors que la bande de jeunes est réunie au bar du village, Cindy, âgée de 17 ans, fille d’un couple divorcé,  parie avec ses deux copines d’essayer par tous les moyens de séduire Bertrand.
Elle pense qu’elle y arrivera facilement, d’après les rumeurs, Bertrand n’a jamais fréquenté de femme. Il est très timide et rougit dès qu’une fille entame une conversation avec lui.

Cindy vit avec sa mère représentante de commerce. Elle est souvent seule à la maison, sa mère étant fréquemment en déplacement. De ce fait, elle est assez libertine dans ses propos et dans sa vie. Elle flirte avec Raymond Camier depuis plusieurs mois, sans qu’aucun  ne s’attache vraiment. Il apprend par Antoine Brugnon qui a entendu la conversation des filles, que ces dernières sont parties au domicile de Bertrand pour s’amuser.
Raymond étonné et jaloux se rend chez Bertrand, suivi par Jules Benouet et Pierre faucheux.

Chez Bertrand, Claudia et Isabelle sont dans la petite cuisine. Sur la gazinière mijote le repas de Bertrand. Les deux filles s’emparent d’épices (poivre, piment) et aspergent le contenu de la casserole. Lors du repas, Bertrand tousse, crache, et s’empare d’un verre d’eau pour atténuer le feu dans sa gorge. Les trois filles rient de cette farce et pour se faire pardonner, Cindy s’approche lentement de Bertrand en souriant et en se déhanchant. Elle commence sur un air musical rendu par le tourne-disque de  Bertrand, un faux strip-tease. Lorsque Bertrand voit les seins nus de Cindy, il rougit et ne peux plus parler. Devant son visage écarlate, Cindy rit. Ne pouvant plus se retenir, et rempli de désir, Bertrand, se lève et enlace Cindy contre lui.

Surprise par la réaction de Bertrand, elle crie en le repoussant.
A cet instant Claudia et Isabelle se précipitent dans la chambre.
Arrivent au même moment, Raymond, Jules et Pierre. Devant cette intrusion soudaine, Bertrand lâche immédiatement Cindy qui hurle que Bertrand voulait la violer. Bertrand nie farouchement en bégayant. Il s’assied sur son lit et pleure. Raymond dans une rage folle, lui administre une paire de gifles, le traîne en bas du lit, et commence à lui lancer des coups de pieds dans les côtes. Il est ceinturé par ses deux camarades. Raymond se calme, Bertrand  continue de pleurer. Raymond l’injurie, le menaçant d’en parler à son père qui est le maire du  village et à la mère de Cindy, qui va certainement déposer plainte à la gendarmerie.

Interpellé par les gendarmes, Bertrand est emmené à la brigade pour audition, devant quelques habitants du village et des voisins. Les cancans vont bon train. Le lendemain, après une enquête approfondie, Bertrand est relâché. Cindy a avoué devant sa mère et les gendarmes que ces faits étaient dus à un pari, et que c’est elle qui a provoqué Bertrand. Néanmoins, l’issue de ce pari aurait pu avoir des conséquences graves.

Suite à cette affaire, dont le journal local a relaté brièvement les faits, Bertrand est licencié et le propriétaire de sa chambre, lui ayant laissé jusqu’à la fin de la semaine pour quitter les lieux.

Raymond, rancunier et jaloux, veut quand même se venger et donner une leçon à Bertrand. Réunissant ses copains sans les filles, il met au point une mascarade. C’est lui le meneur incontesté de cette expédition.

Patrick Delaporte  dérobe le véhicule de son père entreposé dans un box garage à la sotie du bourg, profitant de son absence. Il  est parti à Paris en train à un colloque des pharmaciens. A l’aide d’un linge imbibé de chloroforme remis par le fils du pharmacien,  ils vont kidnapper Bertrand alors que ce dernier est chez lui.

Ils l’enferment dans une cave. Ayant repris connaissance, Bertrand est forcé de boire une bouteille d’eau-de-vie, malgré ses supplications.
Puis ils vont le traduire devant le « tribunal du peuple justicier ».
Nom donné par ces jeunes, à moitié ivres et excités sous l’influence d’un produit dopant,  remis par le fils du pharmacien. Pour cela les cinq jeunes gens ont revêtus des tenues du genre ku-klux-klan. Bertrand voyant ces tenues pense que ce sont des fantômes et rit aux éclats, complètement ivre. Le simulacre de jugement prévoit  la condamnation à mort avec sentence immédiate. Bertrand réagit en riant et plaisante même sur cette  mise en scène.

En pleine nuit et sous une pluie battante, Bertrand ivre monte sur la caisse à vins en bois et se passe  lui-même la corde au cou en riant de plus belle. Pierre Faucheux estime que la mascarade a assez duré et  veut décrocher la corde. Raymond Camier estime lui que cela peut durer encore quelques minutes. Excités et  ivres les deux garçons s’empoignent et Pierre s’étale contre la caisse de bois qui supporte Bertrand. Elle bascule et Bertrand se trouve pendu. Immédiatement  ils vont tenter de décrocher la corde, mais la pluie l’a rendue lisse.
Bertrand ne se débat même pas. Lorsqu’ils parviennent à détacher la corde, Patrick Delaporte constate que Bertrand est décédé.

Certains vont réaliser immédiatement ce qu’ils ont fait. Jules Benouet prenant peur, va essayer de s’enfuir. Il va être rattrapé par Raymond Camier qui va le menacer de la prison  s’il raconte cette histoire, car les autorités ne vont pas croire à un  accident. Patrick Delaporte va vomir dans un buisson, et se rue sur  Raymond. Ils sont séparés par leurs camarades. Le fils du maire va les  regrouper et tous les cinq vont prêter serment de ne rien dire sur cette affaire. Il faut que l’on puisse croire que Bertrand Cagnard est parti de la commune, suite à son licenciement, sinon c’est la prison en peine  minimum et la peine de mort en peine maximum.

Puis  diverses hypothèses vont être élaborées par les cinq jeunes pour se débarrasser du corps de Bertrand. Celle du fils du chef de gare est retenue, car elle ne laissera pas de  traces. Le corps de Bertrand sera enfourné dans la chaudière d’une des  locomotives à vapeur toujours sous pression en cas de secours et qui  sont stationnées près de  l’entrepôt de la gare.

Patrick Delaporte, le fils du pharmacien, pris de remords après le passage des effets d’alcool et de produit dopant, se suicidera quelques jours après cet acte abominable, par pendaison dans le grenier de la maison familiale, ayant appris auparavant par Cindy et devant toute la bande, que Bertrand ne l’a jamais violée. Au contraire c’est elle qui lui avait fait des avances suite à un pari entre ses copines.

Pierre Faucheux, le fils du garde-champêtre, s’est engagé dans l’armée.Il sera tué dans un accident d’hélicoptère en Allemagne en 1964.

Antoine Brugnon, le fils du Chef de Gare, qui rêvait de conduire des locomotives, verra son destin finir tragiquement dans un accident
de voiture.

Seuls deux survivants sont toujours présents au village.
Le fils du maire, devenu lui-même maire actuel briguant une députation, et l’apprenti garagiste, devenu le concessionnaire d‘une marque de véhicule.

Pour les habitants du village de l’époque, la disparition de Bertrand ne va pas les inquiéter, car pour eux, Bertrand a quitté la commune suite à cette fâcheuse affaire.  

Après la lecture de la lettre, le curé Coudray s’interroge sur la position de Serge Lurier dans cette affaire.
Ce dernier lui avoue qu’il se nomme en réalité Francis Delaporte.
Il est le frère de Patrick Delaporte. Immédiatement, vient à l’esprit du curé, la scène de la confession et certainement la vengeance de Francis envers le maire Raymond Camier. Mais non, Francis Delaporte n’avait et n’a pas l’intention de tuer qui que ce soit dans le village. Non Francis devait trouver une personne qui avait toute la confiance des habitants de Godoré et qui est mieux placé que le curé de la paroisse ? Et en plus ce curé est très curieux et s’intéresse énormément à l’affaire. Et cerise sur le gâteau, il pratique couramment les arts martiaux.

Francis Delaporte, seul, ne pouvait pas affronter ce maire autoritaire et violent, en brandissant simplement une lettre jaunie, vieille de 47 ans. Il raconte également les circonstances de sa rencontre avec Julie qui est devenue sa complice et comment il est entré en possession de la lettre de son frère. Il narre le départ de Godoré de ses parents et de lui-même alors qu’il était âgé de 6 ans, après le suicide de Patrick.

Francis explique avec minutie son rôle dans l’enquête du curé Coudray.
Il l’a suivi partout, et s’est même permis de revenir sur certains lieux après le passage du curé. Ce qui lui a permis de recueillir à l’aide d’un dictaphone, des renseignements importants omis volontairement par Paul Bergeron. C’est Martha la femme de ménage qui portera à la connaissance du curé, de Francis et de Julie, la mort accidentelle de Fernand Brive l’hôtelier et de l’accident dont a été victime Laurence Calon.

Pour Jean Coudray et Francis Delaporte, le décès la même nuit de ses deux personnes très proches l’une de l’autre, est quand même d’une coïncidence troublante. Tous trois, pensent qu’il est grand temps de rendre visite à Raymond Camier.

Avec la complicité de Julie, le curé Coudray et Francis Delaporte pénètrent dans le bureau du maire. Ce dernier est hostile à la présence des deux hommes qui s’introduisent sans rendez-vous. Le prêtre présente au maire, Francis Delaporte. Raymond Camier fait immédiatement la liaison avec Patrick Delaporte. Après quelques paroles désobligeantes de la part du maire, Francis lui présente la lettre écrite  par son frère en 1962. Raymond Camier ironise sur cette lettre vieille de 47 ans, mais il s’en empare et la déchire sous les regards amusés du curé et de Francis.
En effet, le maire apprend que l’original de cette lettre a été remis à la Gendarmerie par Julie.

Lorsque Francis sort de sa poche le dictaphone et fait écouter la bande
magnétique sur laquelle on entend la voix de Paul Bergeron racontant ce dont il a été témoin dans la nuit du 12 au 13 août 1962, puis la discussion qui vient de se passer entre le  curé et le maire, ce dernier fou de rage, s’empare du dictaphone, le jette à terre et le piétine, détruisant complètement l’appareil et sa cassette.

Ce qui laisse pantois le maire, c’est l’attitude nonchalante et la non intervention du curé Coudray et de Francis Delaporte. C’est alors que le curé présente au maire, dissimulé sous le montant de son veston, un micro cravate, relié à un enregistreur sur disque dur. Le prêtre appuie sur un bouton et on entend à nouveau la voix de Paul Bergeron, suivi de la voix du maire et le bruit de la détérioration du dictaphone. A la vue de cet appareil, le maire s’élance sur le curé Coudray. Mais le prêtre l’immobilise immédiatement à l’aide d’une
prise efficace.

A cet instant pénètrent dans la pièce Julie, suivie d’un Lieutenant de Gendarmerie et de deux gendarmes. Ils procèdent à l’arrestation du maire, auteur de l’assassinat de Fernand Brive et de la tentative de meurtre de Laurence Calon. Jusqu’au dernier moment, le maire niera les faits qui lui sont reprochés, mais il se piégera lui-même en précisant que Laurence Calon a été victime d’un accident de la circulation. D’autre part, Thérèse Camier,son épouse a déposé contre lui. Elle l’avait suivi et était présente cette nuit là. Elle a était témoin de certains faits. Le lieutenant précise que le Procureur de la République a été informé des crimes commis par Raymond Camier, ainsi que de l’affaire Bertrand Cagnard.

Quelques jours après, le curé Coudray exerce dans son confessionnal. Il reçoit en confession, Léonie. Cette dernière lui fait part qu’elle connaît l’auteur de la dénonciation des résistants de Godoré aux Allemands en 1944.

Le prêtre interrompt immédiatement les propos de Léonie en lui faisant savoir que le passé de Godoré ne l’intéresse plus. Léonie déçue, prononce quand même le nom de l’auteur de la dénonciation.
C’est Alfred Camier, le maire de l’époque et père de Raymond Camier.
Léonie pense même qu’il pourrait être également le responsable de l’arrestation d’une famille juive qui était cachée dans la ferme des Poirier en 1944.

Dès le nom prononcé  le curé Coudray semble subitement intéressé et demande d’une voix basse de lui raconter cette histoire.